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Maroc

Le Maroc a renoué avec la croissance depuis 2000, mais celle-ci reste insuffisante pour faire face au défi démographique et fragile car corrélée aux résultats du secteur agricole (qui contribue pour 11 à 18% au PIB selon les années). L’activité non agricole a joué depuis le début de la décennie un rôle stabilisateur dans l’ensemble, avec un taux de croissance annuel oscillant entre 2,6 et 6,5%. Celui-ci a été notamment tiré, jusqu’à la crise économique mondiale qui s’est ouverte en 2008, par la bonne santé du BTP, du secteur industriel et du secteur tertiaire, télécommunications et tourisme en particulier.

Les résultats économiques récents montrent toutefois que ce rééquilibrage entre secteurs d’activité reste fragile. Le ralentissement de l’activité s’est fait sentir en effet à partir de 2009, en particulier dans les secteurs secondaire (textile, cuir, automobile) et tertiaire (-6,3% pour le tourisme, -8,1% pour les transferts de l’étranger) mais il a étécompensé par les excellents résultats agricoles (+23%) ce qui a permis à lacroissance du PIB de s’établir à 5,2% en 2009 malgré la crise économique.

Le taux de chômage, qui est passé sous la barre des 10% en 2006, a continué à décroître pour atteindre 9,1% en 2009, avec toutefois la persistance de niveaux alarmants chez les jeunes urbains et les diplômés (respectivement 32% et 20 % de chômeurs). L’inflation a été maîtrisée, passant d’environ 10% au début des années 1990 à 1% dix ans plus tard. On a certes enregistré une accélération de l’inflation entre 2006 et 2008 : 3,3% en 2006, 3,9% en 2008, sous l’effet combiné de facteurs intérieurs (réévaluation de la TVA, hausse de la consommation) et extérieurs (augmentation des prix des denrées alimentaires, des carburants, etc.). Mais cette tendance s’inverse en 2009, où le taux ne dépasse pas 1%.

Les autorités marocaines conduisent une politique du dirham fort afin de maîtriser l’inflation. Le dirham est indexé sur un panier de devises où prédomine l’euro (à 80%)..